Les militants interviennent et informent
C.P.S. :
Enseignement public
Motion
adoptée à l'Assemblée Générale du Lycée Bristol (Cannes) du 9 mars 2004.
Adresse
aux directions syndicales SNES, FSU, FO, CGT :
Rien
ne peut être obtenu sans affronter le gouvernement et sans rompre toute
discussion avec lui !
Que
les directions syndicales SNES, FSU, FO, CGT rejettent l'ensemble des mesures
du gouvernement et déclarent publiquement leur refus de s'associer à la
prochaine phase de concertation avec lui.
Qu'elles
annoncent dès maintenant qu'elle ne se rendront pas aux commissions de
préparation de la "loi d'orientation" sur l'Education Nationale.
Qu'elles
œuvrent au Front Unique des organisations syndicales pour affronter et défaire
le gouvernement Chirac-Raffarin.
(11 pour, 2 contre,
3 abstentions)
Motion sur
les salaires présentée au congrès départemental FSU 63 (23 janvier)
Le
27 novembre, le gouvernement par la voix de Delevoye, a annoncé le gel des salaires
des fonctionnaires pour 2003, et une "revalorisation" (0,5%) telle
qu'on est sûr que la baisse des salaires réels (pouvoir d'achat) se poursuivra
en 2004 pour la cinquième année consécutive.
En
même temps, le gouvernement annonçait son intention de mettre en place un
régime de salaire au mérite. Pour cela, il annonçait la convocation d'un
"observatoire des rémunérations" et l'organisation d'une
"conférence salariale.
Mais
la direction de la FSU, avec les autres fédérations de fonctionnaires annonçaient (2 décembre) qu'elles "suspendaient"
leur "participation aux instances et réunions" organisées par le
gouvernement dans la fonction publique. Mais depuis, la direction de la
fédération a affirmé sa volonté de reprendre officiellement le dialogue avec le
gouvernement (communiqué commun des fédérations syndicales de la fonction
publique du 9 janvier). Cela alors même que la déclaration de Delevoye du 14
janvier, dans laquelle il réaffirme la volonté du gouvernement d'instaurer le
salaire au mérité vient confirmer qu'en matière de salaire, comme sur le reste
d'ailleurs, le gouvernement maintient l'intégralité de sa politique.
Pour
que cesse la baisse constante du pouvoir d'achat, contre le salaire "au
mérite", les travailleurs de la fonction publique n'ont pas besoin que
soit "redonner toute sa portée au dialogue social" (déclaration
fédérations de la fonction publique, 6 janvier 2004), mais au contraire que
leurs fédérations déclarent clairement qu'elles refusent la politique du
gouvernement et que, par conséquent elles rompent toutes discussion avec lui.
C'est
pourquoi le congrès départemental 63 s'adresse à la direction pour :
-
qu'elle refuse de participer à "l'observatoire des rémunérations";
-
qu'elle refuse de participer à toute "conférence salariale" préparant
le salaire au mérite;
-
qu'elle revendique au préalable le rattrapage immédiat des salaires depuis
2000, soit au minimum 4%!
-
Qu'elle s'adresse aux directions des fédérations de fonctionnaires pour
réaliser l'unité sur cette base.
Le
congrès départemental s'adresse au congrès de Perpignan pour qu'il reprenne
cette position.
Vote : 12 Pour; 37 Contre; 2
Abstentions
Intervention
du délégué « front unique » au congrès FSU 91 (16 janvier 2003)
Il y
a des mots que personne ne prononce dans ce congrès.
Le
premier c'est celui de défaite. On nous parle d'échec en juin tout au mieux,
« échec » dont les camarades de l'EE précisent qu'il n'est en aucune
manière imputable à la direction de la FSU sur la politique de laquelle
"ils n'ont rien à redire". Mais c'est pourtant une lourde défaite que
nous avons subie. Les 37,5 annuités ont été
enfoncées; tous les deux jours que nous travaillons, nous devons travailler un
jour de plus. La décentralisation? Le projet de loi
sur la décentralisation entérinant le transfert aux régions et départements de
pans entiers de l'enseignement public et de dizaines de milliers de collègues
vient à passer en février à l'Assemblée
nationale, sans qu'au moment présent la direction de la FSU prenne l'initiative
d'une manifestation unitaire et centrale pour en exiger le retrait.
Oui,
nous avons subi une défaite dont les conséquences se font encore sentir, et la
direction de la FSU en porte une part de responsabilité. D'abord, bien entendu,
en refusant de répondre à l'exigence des assemblées générales
enseignantes. Ici, dans cette salle, nous avons tous ou presque voté en AG
départementale des motions exigeant de la direction de la FSU qu'elle appelle à
la grève générale dans son secteur. Or, le 26 mai, la direction de la FSU,
toutes les tendances, a rejeté une motion fort simple présentée par le courant
"front unique" disant que la FSU lançait l'appel à la grève générale
de l'enseignement public, à tous les niveaux, comme le lui demandaient les
Assemblées générales et les collègues en grève partout en France.
Et pourquoi? Cela s'inscrit dans une longue chaîne politique,
dont les maillons essentiels sont d'abord l'appel - toutes affaires cessantes-
à voter Chirac au soir même du 21 avril, apportant ainsi la bénédiction de la
première fédération enseignante au candidat dont le programme est la
destruction de tous les acquis des enseignants et de l'enseignement lui-même. Puis ce fut la participation au front unitaire
constitué en janvier sur les positions de la CFDT, à savoir l'affirmation
qu'une "réforme" des retraites était nécessaire et l'abandon de toute
référence aux trente-sept annuités et demie.
Puis
la poursuite des négociations avec le gouvernement Chirac-Raffarin, ce qui doit
être d'autant plus souligné que la direction présente aujourd'hui
l'élargissement du champ de syndicalisation comme un moyen "d'être
entendus". Mais de qui?
Car
le deuxième mot qu'on entend pas, c'est
"ennemi". C'est pourtant ainsi qu'il convient de caractériser le
gouvernement, et pas comme un "adversaire", ce qui rime avec
"partenaire". Nous sommes confrontés à un gouvernement pour qui même
l'ASS et le RMI sont de trop. Un gouvernement qui au fil des lois fait voler en
éclats toutes les garanties collectives des travailleurs, ainsi la dernière loi
Fillon qui déroge au principe de faveur dans chaque branche, allant vers
l'atomisation des droits et des organisations syndicales dans le privé. Ainsi
la future "réforme" de l'assurance-maladie.
Alors
le congrès national de la FSU doit, instruit par ce qui s'est produit sur les
retraites, déclarer que ce gouvernement est notre ennemi et le traiter comme
tel. Rompre avec la politique qui se traduit par la participation au grand
débat sur l'école, alors que ce débat n'a qu'une seule fonction:
préparer le terrain à une loi d'orientation dont, personne ne peut le nier - le
contenu sera nécessairement la poursuite de la destruction de l'école publique,
en témoigne la loi de décentralisation, en témoignent les suppressions de
postes pour l'an prochain.
Dans
ce contexte, le congrès doit condamner tout projet d'extension du champ de
syndicalisation de la fédération. De quoi s'agit-il?
De labelliser tel ou tel petit groupe issu de la CFDT?
On parle dans ce congrès "d'unité" en permanence, de syndicalisme
"unitaire", mais en réalité il s'agit de contribuer à
l'affaiblissement du syndicalisme, de dresser la FSU contre les confédérations
CGT et FO en en faisant un outil de la division. C'est proposer
d'emprunter la même voie que les dirigeants du SE avec l'UNSA.
Il
n'y a qu'à regarder dans notre propre secteur: depuis
1992, l'éclatement de la FEN dont la direction de la FSU se réclame
aujourd'hui sans pudeur, c'est à un mouvement de décomposition et d'émiettement
du syndicalisme qu'on assiste, avec la multiplication des scissions, telle
celle avec le SNETAA.
Et
il faut le dire: si le gouvernement Chirac-Raffarin réussit à appliquer
sa politique jusqu'en 2007, alors ce mouvement se poursuivra, et le dit
"paysage syndical français" risque de ressembler à un champ de
ruines.
Alors tout en disant aux organisations qui quittent la CFDT - avec
raison - qu'elles doivent trouver le moyen de surmonter la division régnant
dans leur propre secteur et intégrer l'une des confédérations, dans la
perspective de la position historique de la FEN pour la réunification
syndicale, le congrès doit prendre l'initiative de s'adresser à l'ensemble des
forces prêtes à y répondre positivement, partis et syndicats issus du mouvement
ouvrier, pour ensemble se réunir sur un objectif clair: mettre le gouvernement
Chirac-Raffarin hors d'état de nuire.
Le
rôle de l'organisation syndicale c'est défendre les revendications des
personnels, telles le rattrapage et la garantie du pouvoir d'achat,
l'abrogation des mesures Balladur-Fillon sur les retraites et le retour aux
37,5 annuités pour tous et à taux plein, la création des postes nécessaires,
etc.
Et
donc de combattre pour un gouvernement qui puisse satisfaire ces
revendications, contre tout gouvernement qui, parce qu'il défend les intérêts
des capitalistes (autre mot tabou) veut au contraire réduire à rien les
garanties collectives des personnels, et donc contre le gouvernement
Chirac-Raffarin, en rompant avec lui et cherchant à constituer un front uni
pour le combattre et le vaincre. C'est à cette condition que le congrès de la
FSU pourra jouer un rôle positif et permettre que soit surmontée la défaite du
printemps sur la question des retraites."
Congrès
départemental FSU 34 (15
janvier) Motion décentralisation
Le
congrès départemental de la fsu 34 affirme son opposition totale au projet dit
de décentralisation. Son adoption constituerait le prélude au démantèlement du
caractère national de l’Enseignement public et aboutirait à la suppression de
dizaines de milliers de postes de la fonction publique d’Etat
.
Ce
projet de loi doit être examiné en février à l’Assemblée nationale, le congrès
départemental s’adresse au congrès national pour qu’il organise une grande
manifestation nationale devant l’assemblée nationale contre le vote de ce
projet.
(7 pour, 7 abstentions, 58
pour une motion présentée en opposition par l’appareil syndical)
Motion
laïcité présentée au congrès FSU de l’Hérault
Tous
les actes passés de Chirac témoignent de son combat résolu contre la laïcité de
l’école. C’est
De Gaulle et Debré qui en 1959 ont imposé le financement public des
établissements privés confessionnels. En décembre 1993, Chirac et son parti, le
RPR, soutenaient la décision du gouvernement Balladur d’aggraver la loi Falloux
de financement des écoles privées. Qui peut sérieusement croire que Chirac soit
devenu laïque ? Quelques extraits de son discours du 17 décembre 2003 prouvent
qu’il n’en est rien :
« C’est
pourquoi il me paraît aujourd’hui primordial de développer l’enseignement du
fait religieux à l’école. »
« Il
n’est pas question, bien sûr, de faire de l’école un lieu d’uniformité,
d’anonymat, où seraient proscrits le fait ou l’appartenance religieuse. »
« Les
signes discrets, par exemple une croix, une étoile de David, ou une main de
Fatima, resteront naturellement possibles. »
« Nous devons réaffirmer avec force la neutralité et la
laïcité du service public. Celle de chaque agent public, au service de tous et
de l’intérêt général, à qui s’impose l’interdiction d’afficher ses propres
croyances ou opinions. »
Mais faire grève, distribuer un tract, faire
une assemblée … n’est-ce pas afficher ses opinions ? Est-ce cela que Chirac
vise quand il évoque la nécessité d’un « code de la laïcité » remis à
tous les fonctionnaires le jour de leur entrée en fonction.
Le congrès départemental de la fsu 34 se
prononce pour :
L’interdiction de tout signe religieux dans les établissement scolaires
L’interdiction de toute présence de clergé à
l’école publique (ni prêtre, ni rabbin, ni imam)
La suppression de toutes les aumoneries dans
les établissements scolaires
Le refus de la diffusion de l’idéologie
religieuse y compris sous la forme de l’enseignement du prétendu « fait
religieux »
---------------------------------------------
Considérant que le projet de loi du
gouvernement Chirac-Raffarin est la première pierre d’un édifice contre la
laïcité avec comme modèle la généralisation du statut d’Alsace Moselle,
Considérant que le projet de loi du
gouvernement Chirac-Raffarin ne résoudrait pas les problèmes auxquels les
enseignants sont confrontés puisqu’il s’agirait encore pour eux d’interpréter
ce qui est « ostensible » et ce qui ne l’est
pas,
Considérant que de plus le projet actuel,
comme certains le revendiquent au sein de la majorité UMP pour remettre en
cause les droits d’expression syndicaux et politiques des fonctionnaires,
Le congrès départemental de la FSU 34 se
prononce pour le retrait du projet Chirac-Raffarin-Ferry.
La direction de la FSU a
manœuvré pour interdire que cette motion soit soumise au vote des délégués.
Intervention
au congrès départemental FSU 93 (décembre 2003)
Le
" grand débat sur l'école " organisé par le gouvernement constitue
pour lui la phase préparatoire d'une contre-réforme de l'EN qui sera dans la
lignée de celle des retraites, de celle de la décentralisation et de celle qui
se prépare contre la santé et la Sécurité Sociale.
Les
conclusions du " débat sur l'école " sont largement annoncées par le
gouvernement : coupes claires dans les postes alloués à l'EN, décentralisation
des services et des personnels, autonomie des établissements, casse des diplômes et concours
nationaux, bivalence imposée aux enseignants du second dégré.
Les enseignants tirent le bilan des deux mois de grève du printemps 2003, de
l'échec qu'ils ont subi sur la question des retraites : on ne débat pas avec le
gouvernement, on le combat !
La direction de la FSU, quant à elle, n'a pas appelé au boycott du "grand
débat ", de même qu'elle a refusé d'appeler à la grève générale. A la
première AG de grévistes de Pantin, les collègues, à l'unanimité, se
sont adressés à la direction de la FSU pour qu'elle appelle à la grève
générale. Pour qui sait comprendre, c'est un appel à combattre ce gouvernement
et non à dialoguer avec lui.
Le gouvernement a convoqué une conférence avec les syndicats, dans le but
d'introduire le salaire au mérite et de faire entériner le fait qu'il n'y aura
plus jamais d'augmentation du point d'indice.
Pour
que les enseignants retrouvent confiance en eux, pour que le congrès de la FSU
93 joue un rôle positif, il faut qu'il désigne l'ennemi des enseignants : le
gouvernement Chirac-Raffarin, ce qui ne s'est exprimé ni dans les textes, ni
dans la discussion de ce congrès. Il faut :
-
qu'il appelle à refuser de participer au " grand débat national " et
appelle à son boycott ;
-
qu'il appelle à ne pas participer à la conférence sur les salaires ;
-
qu'il exige le retrait du projet de loi de décentralisation."
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