Article paru dans le bulletin « Combattre pour le socialisme » n°44 (n°126 ancienne série) - 11 octobre 2011 :

 

Communiqué du Groupe pour la construction du parti ouvrier révolutionnaire,
la construction de l’internationale ouvrière révolutionnaire :

 

 

 

Dernière minute : Mayotte

 

 

 

Depuis le 27 septembre, Mayotte est paralysé par un mouvement de grève générale chapeauté par une intersyndicale intégrant l’ensemble des syndicats ouvriers. S’associant aux travailleurs, les jeunes ont couvert les deux îles principales de barrages et tous les commerces sont fermés. Les revendications portent sur le prix du gaz et des produits alimentaires de base – dont les prix, imposés par les monopoles français, excèdent de très loin ceux pratiqués dans l’île voisine de la Réunion.

Sous prétexte d’ « affrontements » avec les jeunes issus des bidonvilles, le gouvernement Sarkozy-Fillon a déployé ses blindés à Mamoudzou, la capitale, et les gendarmes mobiles ont attaqué à plusieurs reprises les cortèges syndicaux. Marie-Luce Penchard, ministre de l’Outre-Mer, a déclaré : « Le droit de manifester ne doit pas être détourné au profit de débordements inacceptables ».

Il s’agit bel et bien d’une remise en cause du droit de manifestation et de grève, d’une répression néo-coloniale au profit de Carrefour, de Total et autres groupes français qui traitent les mahorais en marché captif.

François Hollande, le 7 octobre, s’est posé en conseiller « social » du gouvernement Sarkozy-Fillon : « Instruit par l’expérience de la grave crise sociale antillaise de 2009, le gouvernement ne doit pas laisser pourrir la situation : les démonstrations de force policière ne doivent pas constituer sa seule réponse ». Il propose « d’ouvrir sans délai de nouvelles négociations ». Proposition reprise sur le même ton par le PCF. Ainsi, sous couvert de « dialogue social », le gouvernement pourrait continuer à réprimer en toute quiétude !

Il est au contraire de la responsabilité du mouvement ouvrier en France, les syndicats (CGT, FO, FSU…) comme le PS et le PCF, d’exiger sans délai l’arrêt de la répression né-coloniale à Mayotte. Les militants regroupés autour de CPS interviennent dans ce sens.

Le 7 octobre 2011

 

 

 

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