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Communiqué du Groupe pour la construction du Parti Ouvrier Révolutionnaire, de l'Internationale Ouvrière Révolutionnaire

À la faveur d'un reflux de l'insurrection libyenne :

La coalition impérialiste cherche à rétablir sa tutelle
sur le Maghreb et le Moyen-Orient

La responsabilité des dirigeants du mouvement  ouvrier, partis (PS, PCF...) et syndicats, c'est de se prononcer :

Retrait immédiat et inconditionnel des troupes impérialistes !

Depuis samedi 19 mars, en application de la résolution 1973 de l'ONU, un déluge de feu s'abat sur la Libye et sa population.

Les puissances impérialistes s'appuient sur le quasi-écrasement de l'insurrection:
alors que des navires de guerre européens et américains se sont massés au large de la Libye dès le 24 février, les dirigeants impérialistes ont attendu l'assaut contre Benghazi pour décider d'une intervention. Dans le même temps, l'Arabie Saoudite a dépêché 2000 soldats à Bahrein avec le feu vert de Washington, pour soutenir la dictature.

Les bombardements impérialistes frappent la Libye sans distinction: ni les quartiers périphériques de Benghazi, que la coalition a laissé investir par les troupes de Kadhafi, ni Tripoli ne sont épargnés par les frappes françaises , américaines ou britanniques.

La résolution de l'ONU donne carte blanche aux troupes impérialistes:
elle n'exclut pas le déploiement de troupes au sol, alors que les insurgés libyens y sont vivement opposés.
Ce dont il s'agit, c'est de toute évidence d'écraser la Libye pour y imposer la tutelle impérialiste. Cette opération va de pair avec des manoeuvres impérialistes dans toute la région pour en finir avec la vague révolutionnaire partie de Tunisie et d'Egypte.

Bas les pattes devant les travailleurs et la jeunesse du Maghreb et du Moyen-Orient !

L'intervention impérialiste en Libye constitue le sommet d'une offensive générale contre les insurrections et révolutions en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

Dans la péninsule arabique,
conjointement à l'intervention saoudienne à Bahrein, le président du Yemen, Saleh, a décrété l'état d'urgence et organise des massacres contre les manifestations.

En Egypte
, alors que les travailleurs et la jeunesse exigent la fin du régime de Moubarak, c'est en concertation étroite avec Washington que les forces armées imposent, par le biais d'un référendum-plébiscite, le maintien de la constitution et de l'état d'urgence.

En Tunisie:
le « nouveau » premier ministre Essebsi a reçu le 17 mars la visite d'Hillary Clinton, qui lui a proposé son soutien financier. Il s'agit d'aider les piliers de l'ancien régime – la police, l'armée, les gouverneurs et délégués – à rester en place, contre la volonté des masses tunisiennes.

En Palestine:
alors que Washington a opposé son veto à toute mise en cause des colonies par l'ONU, de nouvelles annexions ont été annoncées par le gouvernement Lieberman-Netanyahu. Des bombardements ont repris à Gaza, alors que des dizaines de milliers de jeunes ont manifesté pour l' « unité nationale » palestinienne et la libération de la Palestine.

Soutenir les travailleurs et la jeunesse d'Afrique du Nord,
c'est combattre l'intervention impérialiste

Les puissances impérialistes qui interviennent en Libye sont celles qui ont soutenu et armé Ben Ali, Moubarak et Kadhafi, parrainent encore toutes les dictatures combattues par les travailleurs et la jeunesse, occupent militairement l'Irak et le Liban. En intervenant en Libye, il s'agit pour eux de maintenir coûte que coûte le système d'exploitation, d'oppression et de pillage qu'ils ont mis en place pour leur plus grand profit.

En France, après avoir été mis à mal par les révolutions tunisienne et égyptienne, Sarkozy et son gouvernement entendent profiter de l'intervention pour créer l'unité nationale autour d'eux
. Il reçoit pour cela le soutien des dirigeants syndicaux, de ceux du PCF et du PS tel F. Hollande qui s'est déclaré « fier » de la France: « Je ne suis pas là pour faire des critiques inutiles (...) Je suis là pour dire simplement que la France doit être à chaque fois à l'initiative contre les dictateurs ».

Soutenir les révolutions tunisienne et égyptienne, les travailleurs et la jeunesse de toute l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, exige au contraire que l'intervention impérialiste soit combattue
. En France, la responsabilité des dirigeants des organisations ouvrières, partis (PS, PCF...) et syndicats (CGT, FO, FSU, UNEF...) est d'exiger le retrait immédiat et inconditionnel des troupes impérialistes des côtes libyennes, à commencer par les troupes françaises.


Le 20 mars 2011.

 

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